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 Avec des "si" on pourrais refaire le monde ... [Clémence]

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Lana L. Monagan

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MessageSujet: Avec des "si" on pourrais refaire le monde ... [Clémence]   Jeu 22 Jan - 18:51

  • Une question. Peut être de loin la plus ancienne question qui ait été posée dans le monde. Et cette question n’avait jamais eu de réponses … juste des hypothèses. On pouvait y croire ou non, on pouvais sois même s’inventé une raison quelconque ou simplement refuser littéralement d’y croire … Cette question était donc : « Est ce que Dieu existe ? ». Lana ne savait pas vraiment si elle était croyante ou pas … en fait elle ne savait pas exactement ce qui faisait qu’une personne était « croyante ». Etais-ce parce qu’elle priait tout le temps et croyait en l’existence du père de l’humanité ? Ou bien croyais-t-ils juste aux miracles ?
    En tout cas c’est avec un air pitoyable te désespéré que Lana se dirigea vers l’église de Wisteria Lane. Elle poussa la grande porte de bois qui grinça. Elle n’y fit pas attention et pas non plus aux personnes qui priaient silencieusement devant l’hôtel et se retournaient sur son passage. Lana fulminait à l’intérieur d’elle-même. Pourquoi la regardaient-elle ?! Pourquoi ?! Peut être parce qu’elle pleurait maintenant … mais assez silencieusement. Le problème était que sa résonnait énormément dans une église …
    La jeune femme, toujours les larmes dégoulinant sur ces genoux, allaient recourir à la dernière chose qui pourrait peut être lui faire oublier voir encore mieux … la faire retourner en arrière ou arranger tout …
    Lana s’agenouilla devant l’hôtel entre un garçon d’une trentaine d’année et une vieille femme qui sentait fort la lavande. Elle rassembla ses mains au niveau de son visage et ferma les yeux, secouée de sanglots silencieux et presque discrets à présent. Elle pria. Durant plusieurs secondes qui devinrent de longues et interminables minutes qui réussirent à atténuer ses larmes mais pas la réelle peine qui régnait en elle …
    Finalement, après un long soupir elle se redressa et se dirigea vers la petite cabine de bois, le confessionnal. Elle tira la petite porte grillagée derrière elle et s’assit sur le petit banc, plongeant son visage entre ses mains pour pleurer encore et cette fois elle ne retint pas les sanglots bruyant qui s’échappait d’elle sans pouvoir s’arrêter …
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Clemence Kennedy
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MessageSujet: Re: Avec des "si" on pourrais refaire le monde ... [Clémence]   Jeu 29 Jan - 3:06

    Il m'arrive parfois, de marcher très longtemps et de ne pas regarder l'heure. Même si je n'en avais besoin que rârement, j'aimais bien prendre le temps de m'évader et prendre du temps pour moi; au lieu de me prendre du bon temps ce qui est, en somme, toute une grande différence! Je réfléchissais d'habitude rapidement et je n'avais pas besoin de prendre le temps de m'attader sur un détail; j'étais auto-suffisante sur commande. N'empêche, même si je règlais mes problèmes en temps de le dire, j'aimais marcher et comme je n'écoutais de la musique qu'en m'entraînant, le silence se transformait bientôt en bourdon d'idées me traversant les idées. Je n'avais rarement que des pensés joyeuses, mais quand ça m'arrivait, je ne cherchais pas à les repousser. Ma malveillance m'avait valu plusieurs avertissements de mon ancêtre préféré, ma grand-mère paternelle. Si ça l'avait été le seul grand-parent que j'avais connu, elle ne m'aimait pas beaucoup. Elle n'arrêtait pas de dire à mes parents d'aller me faire purifier à l'église avec de l'eau bénite, de m'envoyer à un pensionnat religieux, bref tout pour me changer. Je trouvais la chose plus amusante qu'insultante. Entre ma grande soeur et moi, elle n'hésitait et n'hésiterait probablement pas pour choisir Omélia sans se poser la moindre question. Ma soeur et moi avions toujours été les grands opposés; si elle représentait le bien, j'étais forcément le mal. Malgré tout, mes parents n'écoutèrent jamais ses racontards et lors de son décès elle devait avoir apporter le fort regret de n'avoir pu changer un enfant de Dieu dans sa tombe. À vrai dire, même si elle me prenait pour le diable, avec mes méchantés envers mes amis et mes jeux plutôt malsains, je l'aimais bien. J'aurais pu l'aimer bien plus, c'est vrai, mais j'avais une capacité limitée à pouvoir laisser entrer quelqu'un dans ma vie, sois par l'intermédiaire de mon coeur. Je me souviens d'ailleurs du jour de son enterrement. Mon père était tellement sidéré que je ne puisse en pleurer et que j'étais incapable de m'en lamenter. J'avais 14 ans à l'époque et j'étais suffisamment consciente de ce qui passait autour de moi. J'avais rarement eu droit à un regard horrifié de mon père, mais cela s'était produit sous mes yeux et s'est surement là qu'il s'est rendu compte que sa mère n'avait peut-être pas tord en fin de compte...

    N'empêche, avec toutes ses histoires, cela me rappela que ma grand-mère paternelle était une croyante pure laine et elle avait élévé mes oncles et mes tantes de cette façon. Si vous croyez que John F. Kennedy n'avait pas passé une seule minute à l'église, eh bien détrompez-vous! Mon père et ses frères avaient les cours du dimanche jusqu'à l'âge respectif de 13 ans. J'avais déjà de la misère à aller à la messe de minuit, une fois par année, avec mes parents à 8 ans, je ne pouvais m'imaginer m'y présenté tous les dimanches pendant onze ans! De toute façon, je n'aimais pas l'embiance. Si j'étais Lucifer, j'aurais eu des justifications, mais là, je ne sais pas trop. La religion et moi ça faisait deux et j'avais de la misère à croire tout ce qu'il racontait. Généralement, j'écoutais de la musique durant la messe en cachette et prétendait écouter les dires du prêtre en avant. Si mes parents avaient tenté de m'en empêcher, ils avaient vite baissé les bras. Par contre, ma grand-mère, elle, avait tenu à se tenir à côté de moi à chaque fois pour vérifier que j'écoutais. Si j'haïssais ça, j'aimais bien qu'elle porte plus son attention sur moi que sur les propos du prêtre. Après tout, fidèle protestante, elle devait connaître sur le bout des doigts tout ce qu'il racontait à l'avant. La seule chose qui me faisait sourire durant la messe s'était quand le prêtre lisait à voix hautes des passages, que je suppose pêchés, et que la foule répond en coeur "Seigneur, implorez la clémence". À ce moment, à chaque fois, un sourire malin se dessinait sur mes lèvres et je tournais la tête en direction de ma grand-mère et murmurait "Oui grand-mère, implorez moi" et elle me répondait par un rictus qui me laissait faire comprendre qu'elle me prenait pour le diable en personne. Ce matin en marchant, tous ses souvenirs m'étaient revenus et j'avais décidé d'aller à l'église pour me remémorer quelques souvenirs, mais surtout pour m'amuser plus qu'autre chose. Lorsque j'étais rentrée, j'avais décidé de jouer le grand jeux. Je sortais des vêtements haute couture des années 80, que plus personne ne portait et inspectait les tenus qui feraient tout pour me rappeler l'époque où j'allais à l'église bien habillée. Je tombais sur un tailleur noir avec une petite robe noire plus ou moins courte à porter sous le tailleur. Il y avait un chapeau ovale avec une boucle dessus, toujours noir et je regardais ma paire de talons noirs pour me les accompagner. J'avais mon kit pour aller à l'église.

    Une fois habillée, j'avais l'air de l'époque de ma naissance, dans un espace temps complètement différent de celui de 2009. Mon maquillage était sombre et mon habillement aussi, on aurait pu croire que j'allais assister à des funérailles. Je rajoutais des gants noirs sur mes doigts et je me sentais d'attaque. Ça faisait déjà au-delà de trois ans que je n'avais pas mis le pied dans une église ou quelconque forme d'espace religieux. La dernière fois, j'étais rentrée à moitié habillée et j'étais allée m'installer dans le confessionnal pour raconter aux prêtres toutes les fois que j'ai couché avec un mec, que j'ai brisé des couples et parfois raconté nos ébats. Si je ne pouvais le voir derrière le grillage, je savais que son sexe devait subir de douloureuses tentions, lui toujours puceau. Il semblait insulté de mon indifférence et le plaisir que je me faisais à tout lui raconter, mais il se contenta de dire l'essentiel; que Dieu allait pardonner mes pêchés...bien sur. Donc tout ça pour dire que si j'allais y remettre les pieds, je comptais faire mon petit scandale. J'embarquais dans ma jeep rouge pètante, un contraste assez impressionnant avec mon habit qui ne colle pas du tout à l'époque de ma voiture. Une fois arrivée, je marchais d'un pas assuré et rentrait dans l'église, le regard toujours impénétrable, mais un sourire malicieux sur le coin des lèvres. Ses talons résonnaient dans tout le bâtissement et visiblement, aucune messe n'était prévu à cette heure-ci...tant mieux. Par contre, quelques personnes, sur les bancs, faisaient des prières et semblaient bien concentrés. J'aurais bien pu les déranger un peu plus, mais comme j'étais déjà bruyante avec mes talons, je considérais que ça ne leur prendrait pas plus pour se retourner sur mon passage. Je me dirrigeai déjà vers le confessionnal en verrifiant l'heure. Ouf, trois ans de pêchés, ça allait faire long à raconter. À la bonne heure! J'ouvris la porte sans douceur et découvrit une jeune femme en pleurs dans la cabine. Dommage, elle ne se confessait pas. Elle devait attendre le prêtre toujours absent. Je ne passais pas par quatre chemins pour dire le fond de ma pensée et dit sèchement et abruptement, sans émotions


    -"Bouge toi de là, c'est mon tour pétasse!"
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